L’Histoire de la permaculture

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Les fondements de la permaculture puisent leurs sources dans de multiples régions du monde. Des paysans chinois, aux tribus tasmaniennes… Avant même d’être nommée, la permaculture était intrinsèquement liée aux modes de vie de différentes cultures à travers le monde et les époques. S’il est impossible d’établir précisément les prémices de son histoire, nous pouvons suivre son évolution depuis le début du XXe siècle jusqu’à la définition contemporaine que nous en avons aujourd’hui.

L’agriculture permanente dans les années 1910 à 1930

Dans les années 1910, les deux agronomes américains Franklin Hiram King et Cyril Hopkins, étudient avec intérêt les systèmes agricoles japonais, coréens et chinois.

Rotation des cultures, associations symbiotiques de plantes, réutilisation de matières organiques afin d’amender le sol… Y sont autant de techniques mises en pratique pour produire tout en maintenant la fertilité des sols. Les deux agronomes utilisent alors pour la première fois le terme d’ « agriculture permanente » pour décrire ce mode de culture, en opposition totale à l’agriculture intensive.

Dans les années 1910, les deux agronomes américains Franklin Hiram King et Cyril Hopkins, étudient avec intérêt les systèmes agricoles japonais, coréens et chinois.

Rotation des cultures, associations symbiotiques de plantes, réutilisation de matières organiques afin d’amender le sol… Y sont autant de techniques mises en pratique pour produire tout en maintenant la fertilité des sols. Les deux agronomes utilisent alors pour la première fois le terme d’ « agriculture permanente » pour décrire ce mode de culture, en opposition totale à l’agriculture intensive.

carte permabox

 

 

Cette définition est reprise en 1929 par Joseph Russel Smith dans son livre Cultures d’arbres : une agriculture permanente, qui prône l’association des cultures basses et des arbres fruitiers.

Dans les années 30, c’est au tour de Toyohiko Kagawa de s’inspirer de ce livre pour devenir l’un des pionniers de l’agriculture forestière au Japon.

L’agriculture naturelle dans les années 1970

Les japonais font d’ailleurs figure de précurseurs en matière de permaculture. À la fin des années 1930, le chercheur Masanobu Fukuoka prône déjà un mode de culture sans labour, et une agriculture naturelle. Dans les années 1970, il publie un ouvrage intitulé La révolution du brin de paille qui expose en détail une technique de culture appelée le « non-agir » remettant en question tous les principes de base de l’agriculture traditionnelle.

Masanobu Fukuoka pose ainsi la question de l’utilité réelle de l’intervention de l’homme sur la nature pour produire ce dont il a besoin pour vivre.

Taille, fertilisant et travail du sol sont totalement absents de sa méthode de culture, pour une production égale, voire supérieure, à celles de l’agriculture conventionnelle.

ET SI L’HOMME N’AGISSAIT PLUS SUR L’ENVIRONNEMENT? 

La permaculture de Bill Mollison et David Holmgren en 1978

Il faut attendre 1978 pour que naisse le terme de permaculture, contraction de l’expression anglaise « Permanent agriculture ».

Une définition que l’on doit à Bill Mollison (biologiste et environnementaliste) et David Holmgren (concepteur écologiste et essayiste) qui, inspirés par la philosophie de Masanobu Fukuoka, publient un ouvrage intitulé Permaculture One.

 

 

 

 

( c’est la bible ) 

Mais là où le chercheur japonais, devenu agriculteur, voyait l’Homme comme un « serviteur » de la nature, les deux scientifiques australiens le définissent davantage comme un « organisateur ». Pour eux, en œuvrant par zone, l’Homme est capable d’optimiser son écosystème tout en le rendant durable et résiliant.

La permaculture de nos jours

Aujourd’hui, le terme de permaculture renvoie toujours à cette idée d’agriculture permanente, mais son usage est également plus global. La permaculture contemporaine désigne désormais une forme de «culture de la permanence» qui s’attache tant à nos modes de production qu’aux aspects sociaux de notre époque.

On ne peut donc réduire la permaculture aux seules techniques permacoles. Il s’agit davantage d’un concept global qui regroupe de multiples réflexions, interactions et idées s’appuyant toutes sur le modèle et le fonctionnement de la nature. Cette dernière nous offre ainsi toutes les solutions pour concevoir un système à la fois durable et équilibré.

On peut ainsi parler d’éthique de la permaculture reposant sur trois points :

Prendre soin de la terre, chacun à son niveau prend soin de son petit lopin de terre pour servir les besoins de la planète.

Prendre soin de l’humain, de soi et des siens, puis de ses voisins, et finalement de l’humanité entière.

Produire et partager équitablement ses légumes, ses semences, tout comme ses connaissances. Prendre garde à sa consommation d’énergie et d’eau est une façon de partager.

Vous trouvez cela un peu utopique ? 

Pas tant que ça, Permabox vous donne les clés pour l’appliquer au quotidien