L’autonomie alimentaire : quels aliments privilégier ? 

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Nous ne disposons pas tous des ressources (finances, surface, connaissances, temps…) pour parvenir à une totale autosuffisance alimentaire. Nous pouvons toutefois nous en approcher, tout en acceptant qu’il nous soit impossible de produire seul de quoi répondre à l’ensemble de nos besoins. Afin de vous rapprocher au maximum de votre objectif d’autonomie alimentaire, il est en revanche possible de vous concentrer sur certains aliments à privilégier.

Zoom sur la pomme de terre

Le plus simple pour démarrer un projet d’autonomie alimentaire, est encore de commencer par la pomme de terre. En effet, ce légume se cultive facilement et offre un rendement intéressant. La pomme de terre a d’ailleurs, à travers l’histoire, permis à bien des populations de survivre à la famine.

De fait, il est possible de récolter jusqu’à 4 kg de pomme de terre au mètre carré. Avec une surface de 25m2, vous pourrez donc atteindre une production de 100 kg sur l’année, soit 10 kg de pomme de terre par mois.

Toutefois, le fort développement de la pomme de terre la rend très difficile à cultiver sur un balcon ou une terrasse.

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Zoom sur les légumineuses

Les légumineuses (famille des fabacées) offrent une haute teneur en protéines et en acides animés essentiels. Riches en fibres, en vitamines du groupe B et en minéraux… Elles jouent ainsi un rôle important dans tout projet de permaculture visant à atteindre l’autonomie alimentaire. D’autant qu’elles profitent d’une capacité très intéressante à fixer l’azote, de sorte que leur culture est enrichissante pour le sol, ce qui les rend bien utiles en rotation des cultures.

En outre, les légumineuses ont une place prédominante dans le régime alimentaire méditerranéen, connu pour être le plus adapté à l’être humain.

Vous pourrez donc intégrer à votre plan en permaculture les légumineuses suivantes :

  • le soja (uniquement dans la moitié sud de l’hexagone)
  • les lentilles
  • la féverole
  • les haricots (blanc, rouge, nain, mangetout, etc.)
  • les pois (pois cassés, pois chiches, petit pois, etc.)
  • les fèves.

Très faciles à cultiver, les légumineuses sont toutes pourvues de graines de gros calibre, ce qui rend leur semis très pratique. De plus, les fabacées s’adaptent facilement aux différents climats.

Les 10 légumes essentiels

Faisons à présent le point sur les autres légumes du potager en permaculture qu’il ne faut surtout pas omettre de cultiver en raison de leurs apports en vitamines, minéraux, et oligo-éléments essentiels à votre bonne santé. Ainsi, si vous ne pouviez en cultiver qu’un nombre limité, voici les 10 légumes à privilégier.

La tomate est un légume-fruit estival riche en vitamines (A, B3, B6, C, E, K) mais aussi en cuivre, manganèse et potassium. Elle fait donc logiquement partie des meilleurs légumes qui soient pour notre organisme. La tomate s’avère également être antioxydante. Pour ne rien gâcher, ce légume-fruit est facile à cultiver, et peut même s’envisager sur un balcon.

Le brocoli

Légume de la famille des crucifères, le brocoli se consomme du mois de juin au mois d’octobre. Il constitue une très bonne source de vitamines C et K, A, B2, B5, B6, B9, E. Le brocoli est également riche en cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore et potassium.

Les épinards se consomment toute l’année. Comme l’ensemble des légumes feuilles, ils sont riches en vitamines B9, B6 et K. Ils contiennent en outre du bêta-carotène, des fibres, du magnésium, du phosphore, du potassium, du zinc, du calcium et du manganèse. Connu pour être riche en fer, les quantités réelles qu’il contient sont en fait moindres. En revanche, les épinards sont antioxydants.

La carotte

Consommée toute l’année, la carotte est un légume racine très riche en provitamine A (bêta-carotène). Antioxydante, la carotte est également source de vitamines B1, B2, B3, B6, C, K, E, ainsi que de fer, phosphore et potassium.

L’oignon se consomme lui aussi toute l’année. Cultivé pour son bulbe, il constitue une excellente source de vitamine C, de minéraux (potassium, phosphore, calcium) et d’oligo-éléments (sélénium, manganèse, cobalt, fluor).

La betterave se consomme des mois de janvier au mois de mars, puis de novembre à décembre. Elle fait partie de ce que l’on appelle les « super aliments ». Très antioxydante, la betterave est une excellente source de vitamines A, K, B2, B9, mais aussi de fibres, de calcium, de magnésium, de manganèse, de cuivre et de fer.

Consommé du mois de juillet au mois de septembre, le poivron fait partie des légumes les plus riches en vitamine C. Ce légume estival contient également du bêta-carotène.

L’ail se consomme toute l’année. Riche en vitamines A, B, C et E, l’ail est une plante médicinale disposant de propriétés diurétiques, antioxydantes, antibactériennes et antiallergiques. Il permet de lutter contre l’hypertension et le cholestérol.

Consommé entre les mois de novembre et de juillet, le poireau est un légume antioxydant. Il contient également des vitamines A, B6 et B9, C, ainsi que du cuivre et du fer.

Du chou-fleur au chou de Bruxelles, en passant par le chou rouge… Le chou contient des glucosinolates. Les choux sont également d’excellentes sources de vitamines B1, B6, C, K, et ils contiennent du fer et du manganèse.

Quid de la viande et du poisson ?

Lorsqu’on tente d’atteindre l’autonomie alimentaire, on pense généralement « hors viande et poisson ».  Bien que certains foyers soient en mesure d’élever des poules (œufs), voire des chèvres (lait) et des lapins (viande), nous avons généralement besoin d’un concours extérieur pour produire nos protéines animales.

Sans nécessité de tous devenir végétarien ou végan, nous savons aujourd’hui qu’une réduction de notre consommation carnée est désormais impérative pour limiter considérablement notre impact environnemental.

Premier constat, nous devons donc réduire les quantités de protéines animales que nous consommons. Une démarche bénéfique pour l’environnement, mais aussi pour notre santé. Les professionnels de santé nous recommandent ainsi :

  • de ne pas dépasser 500 g de viande par semaine.
  • de consommer du poisson deux fois par semaine seulement.

Outre cet aspect, la provenance et le mode d’élevage de la viande ou du poisson consommé ont une importance capitale.

On privilégiera ainsi :

  • le circuit court ;
  • les méthodes d’élevage respectueuses du bien-être animal ;
  • l’alimentation sans OGM et biologique ;
  • etc.

De même, comme c’est le cas pour les fruits et les légumes, toutes les viandes et tous les poissons ne se consomment pas aux mêmes dates !

Prenons l’exemple du colin, poisson le plus consommé en France. Pour bien faire, nous devrions manger du colin issu de la pêche française, et cela uniquement entre les mois de février et de juillet afin de limiter les risques d’extinction.

Le principe de saisonnalité s’applique donc également ici, ce que nous savons très (trop) peu.

Permabox a pour objectif de rendre ses abonnés plus autonome en leur inculquant les bases de la permaculture pour qu’il puisse eux même  cultiver leur petit lopin de terre en recevant chaque mois leur box jardinage bio