Le design en permaculture

Une fille regarde sa plante avec une loupe

Le design en permaculture : observer et imiter son environnement

Avant d’attaquer votre design, vous devez beaucoup observer votre environnement. Une phase d’observation essentielle pour élaborer un plan en permaculture qui imite la nature, tout en optimisant les interactions entre les éléments qui la composent.

La phase d’observation en trois points

Le design en permaculture passe avant tout par l’identification des différents éléments qui composent votre système. Dans la méthode OBREDIM (Observation, Bordures, Ressources, Évaluation, Implémentation et Maintenance), les trois premières étapes nécessaires à la création du design sont dédiées à l’observation de l’espace.

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Observation

On recommande généralement d’observer le lieu durant toute une année dans le but d’être témoin de son évolution au fil des saisons, d’un point de vue de :

  • son ensoleillement (l’ombre hivernale étant plus étendue que l’ombre estivale) ;
  • les vents dominants (afin de s’en protéger ou d’en tirer parti) ;
  • le ruissellement de l’eau, la formation de mares ou de poches de gel suivant les intempéries ;
  • le type de sol et les végétations qui poussent naturellement ;
  • les micros-climats ;
  • le passage des animaux sauvages ;
  • etc.

Plus subjectif et néanmoins tout aussi essentiel, n’hésitez pas à inventorier les espaces où vous vous sentez le mieux dans votre jardin.

Bien sûr, attendre un an avant d’entreprendre quoi que ce soit au jardin n’est pas une obligation. Toutefois, une bonne observation vous permettra de limiter les erreurs, sans pour autant supprimer totalement le risque de petites surprises inattendues.

Bordure

Pensons à présent à l’observation des limites artificielles (conçues de la main de l’homme) et naturelles de votre jardin.

  • Le terrain est-il pourvu de haies ?
  • Comment se présentent les terrains voisins ? (forêt, pelouse, maraîchage, etc.)

Le but est ici d’observer et d’analyser le contexte de votre espace, afin d’en optimiser les bordures et d’en maximiser les échanges et la biodiversité. En effet, votre jardin fera naturellement l’objet d’une biodiversité plus développée si votre terrain est contigu à un autre type d’environnement.

Ressources

Prenez à présent le temps d’observer, d’évaluer et d’inventorier les ressources humaines et naturelles du lieu tel que :

  • l’eau ;
  • les plantations existantes ;
  • les matériaux de récupération ;
  • le savoir-faire des intervenants au jardin ;
  • les ressources financières ;
  • etc.

Un projet n’aura évidemment pas les mêmes objectifs en fonction des ressources dont vous disposez.

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L’art d’imiter et de s’adapter à son environnement

Suite aux précédentes étapes d’observations, vous êtes en mesure d’évaluer votre situation. Le but de votre réflexion étant de générer de nouvelles ressources en imitant et en respectant la mécanique naturelle de votre environnement

Capter et utiliser les flux d’énergie présents dans le système

La permaculture cherche toujours à retenir et à utiliser les flux d’énergie qui traversent le terrain (nutriments, eau, soleil…).

Par exemple, les éléments qui permettent de piéger et stocker la chaleur de la journée (murs, haies, grandes pierres…) sont optimisés, voire intégralement créés. Ils redistribueront ainsi cette chaleur au jardin la nuit venue.

La topographie de votre terrain est aussi un élément primordial dans l’établissement de votre design en permaculture. Par exemple, s’il est en pente, vous pourrez l’aménager pour stocker de l’eau de pluie afin que celle-ci soit ensuite redistribuée en contrebas grâce à l’effet de gravité. Bien des techniques permettent de retenir l’eau contenue dans le sol d’un terrain en pente (baissières, swales, création de petits barrages, etc.)

Le permaculteur se positionne comme un véritable concepteur de systèmes visant à optimiser, conserver, stocker et amplifier l’énergie qui traverse son espace.

Ainsi, le design en permaculture permet de détecter les éléments déjà présents, et d’identifier ceux que l’on désire implémenter en complément, afin de répondre aux besoins et aux fonctions assignées à chaque zone.

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Favoriser les échanges entre tous les éléments du système

Le permaculteur s’évertue également à favoriser les échanges entre les différents éléments du jardin.

Il veille à optimiser les interactions entre deux éléments offrant des effets bénéfiques l’un sur l’autre. Cela permet de placer de manière optimale chaque élément du design afin qu’il profite à ceux qui lui sont le plus proche. À l’inverse, deux éléments qui entrent en contradiction méritent d’être éloignés.

Par exemple :

    • la zone de compost trouve idéalement sa place à proximité du potager et de la cuisine.
    • Une serre accolée à un poulailler profitera de la chaleur de vos poules durant la nuit, ainsi que de leur fertilisant naturel.
    • Un arbre fruitier installé près d’une mare profitera d’un apport en eau naturel et sans effort.
    • Etc.

En conclusion

La permaculture repose sur l’observation du comportement de la nature sur le terrain donné, et la façon dont les éléments interagissent entre eux. Ceci permet de réfléchir à une stratégie (un design) qui permette de reproduire, ou de tirer parti, de ce mécanisme observé. Toutefois, le cycle entre observation et concrétisation ne s’achève jamais. Une fois le jardin permacole en place, le permaculteur continue de l’observer afin d’en évaluer l’impact et l’efficacité. C’est ce que l’on appelle le cycle d’apprentissage par l’action, un processus bien ancré en permaculture.

Voici quelques plans pour vous donner des idées de design :

Design-permaculture
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