Les 10 commandements de la permaculture

1.Tu ne laboureras point

Le sol est un milieu enrichi de nombreuses vies, que les vers (notamment) se chargent naturellement de décompacter et d’enrichir de leurs excréments.

Dans l’agriculture dite conventionnelle, mais aussi dans l’agriculture biologique, il est encore d’usage de labourer le sol. Une pratique qui a un impact énorme sur le vivant. Or, la permaculture s’attache justement à des pratiques qui s’accordent avec le vivant. Leur étroite collaboration tend vers un sol naturellement plus fertile, riche de milliers de vies, pour des plantations à la fois plus autonomes, plus productives et plus résistantes.

2. Les fongicides, insecticides et herbicides tu banniras

Ce n’est un secret pour personne, l’agriculture conventionnelle utilise de nombreux produits destructeurs.

L’agriculture biologique utilise malheureusement elle aussi des traitements ayant un impact sur la biodiversité environnante. Certes, ces traitements sont bien moins nocifs pour les sols que ceux rencontrés dans l’agriculture conventionnelle. On peut toutefois se demander si le nombre de champignons détruits par la bouillit bordelaise (produit phare de l’agriculture biologique) est véritablement proportionnel aux quelques maladies qu’elle évite.

3. Les engrais synthétisés tu éviteras

Le minimum nécessaire à la bonne croissance de vos plantations est l’azote, le phosphore et le potassium. Toutefois, la bonne santé des plantes dépend aussi de leur besoin en fer, en calcium, en magnésium, etc. La permaculture part du principe que tout ce qui est nécessaire aux plantes est déjà présent dans la nature. Par exemple, il est inutile d’acheter un engrais phosphoré, puisqu’en attirant la vie dans son jardin on fera également venir les champignons mycorhiziens capables d’apporter naturellement du phosphore à vos plantes.

4. Le paillage ou mulchage tu pratiqueras

Le paillage ou mulchage est une technique permacole qui consiste à recouvrir le sol de culture à l’aide de différents matériaux comme la paille, le foin, l’herbe de tonte, etc.

En été, le mulch permet de protéger la terre de la chaleur et des rayons du soleil pour en maintenir l’humidité. En hiver, il protège le sol du froid, du vent et de l’érosion due à la pluie. L’évaporation et le développement d’herbes trop envahissantes en sont ainsi limités.

5. Du compost tu produiras

Grâce au compostage, nous sommes capables de transformer naturellement les matières organiques en un substrat fertile.

Celui-ci peut être incorporé au sol pour le nourrir, ou utilisé pour produire du terreau de semis. Compostage à froid, compostage à chaud ou compostage de surface… il n’existe pas de mauvaise ou de bonne technique pour produire son compost. Chacune offre ses propres avantages et fait l’objet de ses propres inconvénients 

Découvrez notre article sur le compost

6.La diversité des techniques de culture tu prôneras

Bien qu’elles soient souvent associées l’une à l’autre, la culture sur butte et la permaculture ne vont pas nécessairement l’une avec l’autre. En effet, l’absence de culture sur butte n’empêche pas de cultiver son potager sans le labourer et sans utiliser de pesticide. Cette technique a d’ailleurs le gros inconvénient de favoriser l’évaporation du sol. Ses avantages sont toutefois nombreux et variables en fonction de la technique utilisée (butte simple, butte en lasagne, butte en bois et azote, butte et coffrage). L’idéal est encore d’essayer plusieurs méthodes différentes et de coupler culture sur butte et zones sans butte.

7.La polyculture tu pratiqueras

Mélanger les cultures fait partie des grands principes de la permaculture. Cette pratique permet de coupler les qualités de différentes plantes pour qu’elles « travaillent » ensemble.

Certaines plantes vont ainsi apporter des éléments inaccessibles aux autres plantations, d’autres vont attirer les insectes auxiliaires ou protéger le potager de certains « nuisibles ». Les cultures mélangées forment ainsi une barrière efficace contre la propagation des maladies et des ravageurs, et permettent d’agrader le sol (de l’améliorer).

8.La rotation des cultures tu testeras

Les rotations des cultures ont sensiblement les mêmes objectifs que la polyculture. La technique vise à changer chaque année de place les plantes que l’on cultive. Ainsi, là où ont été cultivées des plantes sujettes à une maladie données, on choisira d’installer d’autres plantes elles-mêmes résistantes à cette maladie. Là où ont été plantés des sujets consommant de l’azote, on plantera à la place des sujets qui en produisent, etc. Cette pratique résiliente permet ainsi de régénérer le sol.

9.Les légumes perpétuels tu planteras

Ail des ours, artichaut, choux Daubenton, ciboulette, fenouil marin, navet de prairie, oignon patate, poireau perpétuel, rhubarbe, topinambour… la liste des légumes perpétuels est très longue.

Ces plantes comestibles vivaces (qui vivent plus de deux années), ou capables de se ressemer seules, sont parfaites pour créer un jardin potager perpétuel. Vous n’avez plus alors qu’à les récolter régulièrement.

10. Les fleurs sauvages et mellifères tu aimeras

Les fleurs dans un jardin sont très importantes puisqu’elles attirent les pollinisateurs, tels que les abeilles, les papillons, les bourdons, etc.

Les plantes mellifères (produisant en grande quantité du nectar et du pollen de qualité) sont ainsi des alliées de poids pour le jardinier permacole. Elles permettent d’augmenter la biodiversité du jardin afin de l’aider à devenir toujours plus pérenne. Mais avant de planter des végétaux fleuris (autres que vos légumes et fruits), gardez à l’esprit que les fleurs sauvages sont les mieux placées pour nourrir convenablement les insectes.

Si la permaculture vous intéresse et que vous souhaitez mettre en pratique ses bases alors vous allez A-DO-RER notre box qui vous propose chaque mois une selection de graines