Le design en permaculture

Jardinier qui récolte ses légumes

Le design en permaculture : la technique du zonage

Le zonage d’un système en permaculture est une technique d’aménagement qui vise à regrouper les éléments par zones. Ces dernières sont définies en fonction de leur niveau de fréquentation. De fait, on tend à regrouper autour de la maison les éléments qui ont le plus besoin d’attention humaine. Cette méthode vous aidera donc à établir votre design en permaculture.

Jardiniers qui arrosent des carottes

Qu’est ce que le zonage en permaculture ?

Le zonage est un outil d’aide à l’aménagement d’un terrain, qui respecte les principes d’efficacité énergétique chers à la permaculture. Ainsi, le zonage vous guide dans le placement des éléments qui composent votre système en permaculture.

La technique repose sur une constatation simple : plus il y a de distance entre un élément et l’habitation, moins nous nous en occupons. En résumé, plus un élément demande d’intervention de notre part pour répondre à ses besoins (eau, soins, etc.) ou aux nôtres (récoltes), plus il doit être installé à proximité de la maison.

La permaculture définit ainsi 5 zones différentes, de la plus intensive (zone 1) à la plus sauvage (zone 5).

Que peut-on installer dans ces différentes zones ?

En fonction de la zone concernée, vous n’installerez pas les mêmes éléments. Par exemple, on évitera d’installer un potager en zone 5, au risque de le laisser dépérir par manque d’entretien en raison de sa situation trop éloignée de la maison.

Zone 0 – Votre maison

Il s’agit là du lieu où vous passez le plus de temps. Il s’agit donc en général de votre lieu de vie, votre maison.

Zone 1 – Qui nécessite des visites très régulières

Cette zone réunit les espaces que vous fréquentez très régulièrement, comme les chemins menant au domicile ou aux boîtes aux lettres.

Dans cette zone, vous privilégierez l’installation des éléments qui demandent un entretien régulier et/ou des visites très fréquentes, comme :

  • le potager en permaculture ;
  • une serre ;
  • un poulailler ;
  • vos toilettes sèches.
Représentation des différentes zones

La zone 2 – Qui nécessite quelques visites

La zone 2 accueille les éléments du jardin permacole qui demande des visites régulières, voire quotidiennes. Dans l’idéal, vous y planterez donc vos petits fruitiers, comme :

  • un groseillier ;
  • un framboisier ;
  • des gojis ;
  • etc.

Cette zone peut également accueillir un petit bassin.

arbre fruitier qui pousse

La zone 3 – Qui demande des visites périodiques

La zone 3 peut accueillir les éléments qui ont relativement peu besoin de votre intervention.

Parmi eux se trouvent :

  • les grands fruitiers (pommier, cerisier, châtaigniers, etc.) ;
  • les haies ;
  • une grande mare ;
  • etc.
Marre entre 2 arbres

La zone 4 – Qui demande des visites annuelles

On implante de préférence dans cette zone les éléments qui ont besoin de très peu de soins :

  • les arbres pour le bois de chauffage ;
  • les plantes sauvages ;
  • les champignons :
  • etc.
Champignons rouges à pois blancs

La zone 5 – Une zone sauvage 

Enfin, cette dernière zone est un espace laissé sans aucun contrôle et qui ne demande pas à ce que vous le visitiez. On peut alors s’y promener et y observer une nature libre de toute intervention humaine. Cet espace deviendra très probablement une petite réserve de biodiversité.

Cette zone doit toutefois rester la plus petite possible afin de laisser suffisamment de place aux autres zones de production.

Cerf qui mange de l'herbe

Conclusion

La technique de zonage expliquée dans les lignes précédentes est celle que l’on utilise le plus souvent en permaculture. Rappelons toutefois que l’agencement de votre jardin permacole dépend surtout de ses spécificités et caractéristiques (expositions, microclimats, ressources, etc.). Si le zonage est une méthode pratique qui s’applique dans la plupart des cas, celle-ci doit toutefois s’adapter à vos besoins et situations bien spécifiques.

Maintenant que vous savez tout sur les zones, commencez votre potager !